Un long voyage avec Céline
Voici les photos.
“Ainsi passèrent des jours et des jours, je reprenais un peu de santé, mais au fur et à mesure que je perdais mon délire et ma fièvre dans ce confort, le goût de l’aventure et des nouvelles imprudences me revient impérieux. A 37° tout devient banal.”
“C’est celà l’exil, l’étranger, cette inexorable observation de l’existence telle qu’elle est vraiment pendant ces quelques heures lucides, exceptionnelles dans la trame du temps humain, où les habitudes du pays précédent vous abandonnent, sans que les autres, les nouvelles, vous aient encore suffisamment abruti.”
“Le voyage c’est la recherche de ce rien du tout, de ce petit vertige pour couillons…”
“Il me souvient comme si c’était hier de ses gentillesses, de ses jambes longues et blondes et magnifiquement déliées et musclées, des jambes nobles. La véritable aristocratie humaine, on a beau dire, ce sont les jambes qui la confèrent, pas d’erreur.”
“Avec mon diplôme, je pouvais m’établir n’importe où, ça s’était vrai… Mais ce ne serait autre part, ni plus agréable, ni pire… Un peu meilleur l’endroit dans les débuts, forcément, parce qu’il faut toujours un peu de temps pour que les gens arrivent à vous connaître, et pour qu’ils se mettent en train et trouve le truc pour vous nuire. Tant qu’ils cherchent encore l’endroit par où c’est le plus facile de vous faire du mal, on a un peu de tranquillité, mais dès qu’ils ont trouvé le joint alors ça redevient du pareil au même partout.”